Archives : addictologie

La faible flamme de la bougie éclaire le petit salon. Assis sur la méridienne Stanislas s’affaire, garrot entre les dents, il manipule aiguilles et solutions transparentes. La seringue hypodermique pénètre le creux de son bras perçant doucement les vaisseaux. L’opium monte en quelques seconde à son cerveau, embrumant son esprit. Se saisissant alors de son petit carnet noir, il griffonne quelques vers. Le toxique l’inspire. « Finalement l’homme s’endortPour cuver l’extatique ivresseQui l’enveloppe de paresseEt l’éblouit de songes d’or » La lumière artificielle du lampadaire éclaire le petit square municipal. Assis sur son banc Stan s’agite, garrot entre les dents, tremblant il prépare sa steribox. La seringue hypodermique pénètre le creux de son bras perçant doucement les vaisseaux. L’héroïne monte en quelques seconde à son cerveau, embrumant son esprit. Sa tête tombe en arrière. Soudain, il entend des cris, au loin les hommes en bleu, bâtons noirs levés hurlent « Dehors les toxicos ». Depuis toujours l’homme cherche à modifier ses états de conscience. Breuvages divins, boissons chamaniques, poisons sociétaux : les psychotropes évoluent singulièrement selon les lieux et les époques. Introduit comme une panacée les produits psychotropes semblent soigner tous les maux, Catherine de Medici utilise ainsi le tabac pour guérir ses migraines
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En 1772, le chimiste Joseph Priestle découvre le N20 ou protoxyde d’azote, un gaz inodore appartenant aux oxydes d’azote. 25 ans plus tard, Humphrey Davy décrit les sensations « hilarantes » qu’il ressent à son inhalation dans une « vessie » en caoutchouc.

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Depuis toujours l’homme cherche tantôt à éveiller, émerveiller ses sens, tantôt à endormir, apaiser ses craintes. La transe, cette ivresse profane, cette extase mystique transporte les individus et perdure dans les époques. L’humanité n’a-t-elle pas domestiquée le blé et l’orge pour produire de la bière avant même le pain ? L’hydromel, ce nectar utilisé pour les rites chamaniques, plongeait ainsi les premiers hommes dans le doux engourdissement des fruits fermentés. De ces froides et longues nuits au pieds des rocs ou dans les steppes arides nous retenons contes, visions et oracles. Serait-ce notre amour pour la boisson qui déclencha alors la révolution néolithique, l’agriculture, la domestication ?

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