Archives : Expériences personnelles

En 1772, le chimiste Joseph Priestle découvre le N20 ou protoxyde d’azote, un gaz inodore appartenant aux oxydes d’azote. 25 ans plus tard, Humphrey Davy décrit les sensations « hilarantes » qu’il ressent à son inhalation dans une « vessie » en caoutchouc.

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Reprendre ses notes c’est trier ses pensées, démêler son esprit pour en extraire un fil conducteur, articuler ses réflexions. Relire le petit carnet noir, c’est découvrir un univers focalisé, ses derniers mois, sur la solitude, où les thèmes de l’isolement et de la rechute semblent s’y dégager. Aborder l’expérience de l’isolement au moment du « dé-confinement » me parait logique, car si la vie repart, il ne faut pas oublier.

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Six mois qu’elles se succèdent dans mon bureau, six mois que mon carnet de moleskine se rempli d’histoires, six mois de trajectoires déchirantes comme leurs peaux se fissurant au contact anguleux de leurs os saillants. Le contact débute toujours par une longue lettre souvent manuscrite, parfois dactylographié : un bref aperçu de leurs vies, une marque – s’il en est – de leurs motivations à la prise en charge.

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Voilà donc deux mois que j’occupe le rôle si particulier d’interne en « psychiatrie de liaison ». C’est en 1939 que ce terme apparait pour la première fois sous la plume d’E.-G Billings, détaillant son activité au sein d’une des cinq unités psychiatriques d’un hôpital général des états unis. Depuis le début du XXe siècle, la psychiatrie s’ouvre à d’autre champ d’action que ceux de « l’aliénation » et s’installe notamment au sein des hôpitaux généraux.

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En cette période de confinement, nombreux sont les isolés qui s’apaisent par l’introspection. Retrouver le sens, découvrir l’essentiel, résoudre les énigmes de l’âme devient alors la norme. Les soignants ne sont pas plus épargnés par ce mécanisme interrogatoire de l’esprit : les pratiques sont discutés, la parole se libère et maintes questions resurgissent. Cette crise sanitaire bouscule le corps médical, le pousse dans ces retranchements et certaines controverses refont surface.

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Depuis toujours l’homme connait la maladie, punition divine d’autrefois, sorcellerie puis miasmes de la révolution industrielle. Chaque époque a connu son fléau : des sept plaies d’Égypte à la grippe espagnole, les archives regorgent de descriptions de ces ennemies invisibles. Toutes les grandes civilisations ont dû faire face à ces vipères de l’ombres aux noms plus qu’évocateurs : Le monstrueux typhus, l’abominable choléra, la vicieuse peste noire… Rome s’effondra sous la peste antonine et les amérindiens succombèrent à la variole sortie des caravelles des conquistadors.

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Depuis toujours l’homme cherche tantôt à éveiller, émerveiller ses sens, tantôt à endormir, apaiser ses craintes. La transe, cette ivresse profane, cette extase mystique transporte les individus et perdure dans les époques. L’humanité n’a-t-elle pas domestiquée le blé et l’orge pour produire de la bière avant même le pain ? L’hydromel, ce nectar utilisé pour les rites chamaniques, plongeait ainsi les premiers hommes dans le doux engourdissement des fruits fermentés. De ces froides et longues nuits au pieds des rocs ou dans les steppes arides nous retenons contes, visions et oracles. Serait-ce notre amour pour la boisson qui déclencha alors la révolution néolithique, l’agriculture, la domestication ?

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Le haut-parleur grésille « Port-Royal », la rame commence à ralentir et alors que les portes s’ouvrent, les voyageurs sortent déjà de leurs sacs, leurs plus belles parures blanches. Dehors, des groupes s’organisent, des pancartes et banderoles aux slogans percutant se dressent. Du fond du boulevard une clameur nait, s’élève, prend forme « Sauvons l’hôpital publique ».

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Le soleil de l’après-midi s’échappe du fin rideau de fer, projetant ses multiples faisceaux sur le mur blanc, une constellation de point lumineux dans ce petit volume sombre. Quelques mètres carrés accueillent ainsi un lit métallique, pieds vissés dans le carrelage.

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Au loin, quelques voitures klaxonnent. Le soleil, lui, se lève à peine sur le jardin du Luxembourg, ses rayons réchauffant quelques rêveur assis sur leurs bancs. Des hommes aux costumes impeccables et attaché-cases côtoient ici et là des marathoniens en sueurs s’étirant contre un arbre. Je me faufile parmi eux pour atteindre la porte du Sénat.

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